Courrier aux Parlementaires

(Extrait d’un courrier aux Parlementaires)

La casse du système éducatif continue

Depuis 4 ans, on dénombre la suppression de près de  51 000 emplois au ministère de l’Education Nationale et, dans le même temps, l’enseignement privé sous contrat aura perdu près de 4 600 emplois. C’est la conséquence d’une politique comptable, sans réflexion sur les missions et les conditions d’exercice des enseignants.

16 000 suppressions de postes sont prévues à la rentrée 2011 dont 1633 dans l’enseignement privé et ce alors que les effectifs sont à la hausse. Dans quelles conditions seront accueillis les 63 400 élèves supplémentaires : 1500 dans le premier degré et 61 900 dans le secondaire ?

Le Ministre de l’Education Nationale « souhaite confier aux recteurs la responsabilité de proposer une répartition des suppressions de postes académie par académie. »

Concrètement, il est demandé à l’administration de rechercher, partout où cela est possible, des postes d’enseignants à supprimer. Chaque rectorat, chaque Inspection académique a reçu sa feuille de route pour aboutir à un objectif affiché : « ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux ». Voici son application dans le cœur du métier, celle où aucun enseignant et où aucun élève ne sera épargné).

  • Augmentation du nombre d’élèves par classe au primaire, augmentation de la taille des classes au collège, le ministère espérant un gain de poste par l’optimisation des effectifs dans les structures. Cela conduit à la dégradation des conditions de travail et d’étude pour les jeunes et leurs enseignants.

  • Avec la préconisation de fermeture des petits établissements, la proximité de l’éducation pour les élèves n’est plus un critère retenu. Les zones rurales seront en difficultés.

  • La rationalisation de l’offre éducative en lycée et de l’offre de formation en LP conduit à des difficultés d’emploi importantes pour les enseignants de LEGTP. En fin d’année 2010, des licenciements ont eu lieu pour des enseignants en lycée professionnel alors que certaines disciplines sont sans enseignants.

La Fep-CFDT n’admet pas que la politique de la réduction de la dette publique fasse peser l’essentiel de l’effort sur l’emploi dans la Fonction publique en touchant principalement le secteur de l’Education.

Pour «participer à la réduction de l’emploi public », l’Enseignement catholique vient de suggérer certaines préconisations telles qu’une réduction des options, une gestion  « globale » de la DGH par le chef d’établissement, une annualisation du temps de service des enseignants … Ces propositions interrogent fortement, et certaines d’entres elles sont d’ailleurs discutables, voire très discutables et ne feraient que légitimer la politique actuelle de réduction des moyens.

L’Ecole continue à être asphyxiée et cette nouvelle réduction des emplois rendra encore plus difficiles les conditions d’accueil et de travail des élèves, réduira leurs possibilités de choix de parcours d’apprentissage et va encore aggraver un peu plus les difficultés d’exercice du métier d’enseignant, les conditions de travail.

Ces mesures sont totalement inacceptables pour la Fep CFDT.

Affichettes :

CASSE de l’ECOLE

rentree2011

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