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SPEP 74, une nouvelle équipe

Le 8 juillet dernier, le SPEP-CFDT de Haute-Savoie a tenu son assemblée générale qui a élu une nouvelle équipe qui s’engage à soutenir activement vos revendications professionnelles et personnelles avec de gauche à droite : Denis Poncet (enseignant du 2nd degré), Jean-Marc Charrier (enseignant en lycée agricole) et responsable du développement du syndicat, Laetitia Simonet (enseignante du 2nd degré et en classe préparatoire) nouvelle secrétaire générale, Ghislaine Duqueux (personnel OGEC, chargée de gestion) nouvelle trésorière du syndicat et Elisabeth Philipona (enseignante du 1er degré, élue CCMD).

SPEP 74

- Le SPEP74, une Equipe pour résister, agir, gagner, négocier -
– Une force au service de ses adhérents -

Réforme des « rythmes »

Réforme des rythmes scolaires

Lettre ouverte aux enseignants sous contrat

 

Vous serez peut-être gréviste le mardi 12 février pour manifester vos craintes quant à la mise en œuvre de la réforme ou votre déception au regard de ce que vous en attendiez.

Nous le comprenons et c’est la raison pour laquelle nous avons déposé, auprès du ministère de l’Education nationale, un préavis de grève.

Pour autant, la Fep-CFDT n’appelle pas à la grève. Pourquoi ? En aurait-t-elle peur ? Ce serait mal la connaître que de le penser. Ne veut-elle pas heurter un gouvernement de gauche ? Bien sûr que non, l’action menée contre son attaque en règle de notre régime additionnel de retraite en atteste. Alors, pourquoi ?

Si, cette grève avait pour unique objectif de revendiquer haut et fort une bonne application de la réforme en faveur des élèves et des enseignants, la Fep-CFDT aurait sans doute été dans la rue, le 12 février.

Mais au lieu de cela, certaines organisations syndicales, celles qui d’ailleurs ont initié le mouvement, appellent à la grève pour combattre le projet de programmation et d’orientation sur l’Ecole et pour demander le retrait de la réforme sur les rythmes scolaires. Or, la Fep-CFDT est favorable à la rénovation de l’Ecole et à la modification des rythmes scolaires. Certes, la réforme engagée est bien trop modeste. Mais la faire reculer serait nous condamner à ne plus pouvoir évoquer ce sujet durant de longues années.

D’autres organisations appellent à la grève pour remettre « les compteurs à zéro » oubliant sans doute le travail de réflexion mené depuis juin dernier et les résultats que certaines organisations syndicales ont réussi à obtenir au bénéfice de l’ensemble des acteurs du système éducatif : réduction du face à face pédagogique, plus grande reconnaissance des autres tâches, contenu des APC, principe d’une revalorisation…

La grève dans ces conditions ? Oui mais pour qui ? Oui mais pourquoi ? Et pour quoi obtenir ? Et dans tout cela, que pèse la voix des enseignants sous contrat et surtout sera-t-elle entendue ?

Nous, Fep-CFDT, voulons une bonne application de la réforme des rythmes scolaires. Et une bonne application de la réforme, c’est

  •  Mettre en place une organisation scolaire en concertation avec les personnels.
  •  De prendre le temps de la penser et la concevoir.
  •  D’alléger significativement la journée des élèves, c’est bien l’objectif affiché de la réforme.
  •  Ne pas accroître davantage, et au contraire réduire la charge de travail des enseignants.
  •  Obtenir des activités périscolaires de qualité.
  •  Conduire les municipalités à reconnaître les établissements privés sous contrat au même titre que les établissements publics.

 

Parallèlement à cela, nous devons obtenir la garantie :

  •  D’une revalorisation salariale.
  •  De la révision rapide des programmes en vue de leur allégement.

 

Nous pouvons gagner cela si nous agissons conjointement, et en premier lieu dans nos établissements.

Nous avons, pour notre part, adressé au ministre de l’Education nationale une lettre ouverte pour exprimer ces attentes.

Mardi 12 février, nous vous proposerons de les exprimer à l’adresse des représentants de l’Administration et de l’enseignement privé par une motion que nous vous demanderons de valider

Un master pour etre DA

Conséquence de la réforme de la formation des maitres, une circulaire précise qu’il convient de recruter en priorité des maitres délégués inscrits dans un cursus de master.

A la suite des décrets n°2009-913 à 2009-918 du 28 juillet 2009, le master est exigé pour se présenter aux divers concours de recrutement des personnels enseignants et d’éducation.  Des dispositions transitoires pour les concours internes jusqu’à la session 2015 où , seule, la licence sera requise pour les personnes recrutées avant le 30 juillet 2009, ont été prises.

Les enseignants contractuels non titulaires d’un master et recrutés après juillet 2009 ne peuvent plus prétendre, en revanche, aux concours internes  et externes !

Pour les candidats à la titularisation, il est préconisé de recruter les délégués d’auxiliaires (DA) parmi les titulaires de masters ou pouvant prétendre à s’inscrire à ce cursus.

Ainsi, pour travailler dans des conditions précaires et très largement au dessous du SMIC, on élève la barre du recrutement,  faut il en rire ou en pleurer ?

Il en résulte que la réforme que nous n’avons cessé de dénoncer continue de produire des dégats collatéraux. C’est vraiment une réforme exécrable.